6 astuces pour les blogueurs académiques surchargés

Je vous propose une traduction — à la va-vite — de l’article 6 blog tips for busy academics de l’excellent Matt Might. Matt Might est professeur assistant l’Université d’Utah. Des conseils qui dépassent largement le contexte universitaire et qu’il vaut la peine d’exporter. Les passages entre crochets sont de moi et j’ai omis les listes de liens en exemple qui renvoient à des articles non traduits. Dès maintenant, c’est Matt Might qui parle.

«Je n’ai pas le temps» est la pire excuse pour ne pas bloguer.

Pourtant, je l’entends souvent de mes pairs, chercheurs universitaires.

Mon conseiller [un professeur plus expérimenté] à l’université m’a récemment demandé: «Comment arrives-tu à écrire autant d’articles et préparer des recherches de fonds, à donner des cours, à conseiller des étudiants, à t’occuper de ta famille et à encore avoir le temps d’écrire pour ton blog? D’où vient le temps dont tu disposes?»

Ce qui se cache derrière sa question, c’est l’idée que bloguer prends du temps.

Si cela était vrai, je ne pourrais le recommander aux docteurs, étudiants et professeurs assistants.

Le secret pour bloguer à bas coût, c’est de faire en sorte que bloguer soit un produit dérivé logique de tout ce qu’un universitaire fait déjà.

Je garde la discussion sur l’intérêt d’un blog académique pour un autre billet. Pour l’instant, je me limite à dire qu’il n’y a pas besoin de beaucoup d’avantages pour compenser le coût d’un blog.

Lisez la suite pour découvrir mes stratégies pour publier efficacement.

Astuce 1: Lire et publier

Une des complaintes préférées des professeurs-assistants est que l’enseignement est un gaspillage de leur temps.

L’enseignement, même excellent, ne donne pas de crédits pour des mandats [dans le sens de «devenir titulaire»] dans les universités.

(Bien entendu, un enseignement merdique risque de vous faire échouer à devenir professeur titulaire.)

Enseigner, c’est la chance de convertir ses notes de lecture en billets de blog et de faire de la promotion à l’extérieur. Convertir ses notes en billets, en général, permet d’affiner sa lecture.

Il est difficile d’enseigner devant une classe sans notes. Pourquoi ne pas utiliser ces notes comme billets de blog?

[Suit une liste d’exemple sur le blog de l’auteur.]

Astuce 2: Répondre en public pour en faire un billet de blog

Beaucoup d’universitaires n’ont «pas de temps de bloguer» mais semblent avoir beaucoup de temps pour répondre par des mails détaillés et bien structurés et pour polémiquer par mail.

Avant d’appuyer sur le bouton d’envoi, demandez-vous si vous souhaitez «Répondre», «Répondre à tous» ou «Répondre publiquement»?

Si vous avez sué pour une bonne réponse, ne la gaspillez pas en l’envoyant seulement à quelques privilégiés. Partagez-la !

Bien entendu, «Répondre publiquement» n’est pas limité au mail. Certains de mes derniers billets sont nés de discussions sur Quora. Et si j’utilisais encore Usenet, il en serait probablement de même.

[Suit une liste d’exemple sur le blog de l’auteur.]

Astuce 3: Les conseils deviennent des billets de blog

J’entends certaines questions avec un régularité alarmante. Pour en citer quelques unes:

N’importe quelle question posée plus d’une fois est un sujet potentiel pour un billet de blog.

[Suit une liste d’exemple sur le blog de l’auteur.]

Astuce 4: Relâcher la pression

Mon collègue Suresh Venkatasubramanian déclare que relâcher la pression est son prétexte préféré pour publier.

Les blogs sont en endroit pour le faire en toute sécurité, à condition de faire preuve de la diplomatie nécessaire.

[Suit une liste d’exemple sur le blog de l’auteur.]

Astuce 5: Le blog comme dépôt de contenu

Je suis connu pour être un brillant créateur de projets de programmation, mais aussi pour avoir de peine à les terminer.

Cela a changé à partir du moment où j’ai publié du code sur mon blog.

Poster du code sur mon blog m’impose trois choses:

J’ai arrêté de réécrire du code, parce que je réutilise le code publié sur mon propre blog.

Simultanément, j’ai exhumé des projets vieux de quelques mois et j’ai continué à y travailler.

Désormais, lorsque j’écris du code, je cherche à en dégager les parties intéressantes pour publication dans un billet de blog.

[Suit une liste d’exemple sur le blog de l’auteur.]

Astuce 6: Le blog comme mémoire à long terme

Il y a plein de choses que je suis censé savoir, mais que j’ai oubliées.

Lorsque je me retrouve à réapprendre quelque chose, pour la seconde fois, j’écris un billet de blog sur le sujet. Ainsi, je n’ai pas à la réapprendre une fois encore.

J’écris souvent cela sous forme d’HOWTO [littéralement: «Comment faire…»].

[Suit une liste d’exemple sur le blog de l’auteur.]

Encore quelques astuces

En vrac, quelques trucs pour les universitaires blogueurs:

Ne bloguez pas avant une échéance importante.

Ne bloguez pas trop.

Ne vous sentez pas obligé de bloguer régulièrement. Twitter et les flux RSS poourront alerter vos lecteurs.

Ne passez pas trop de temps sur vos billets. Ils n’ont pas à être aussi travaillés qu’un document destiné à un comité de lecture. Parfois, je ne me relis même pas.

Préparez des nouveaux billets quand vous avez le temps. Et publiez-les quand vous êtes surchargé.

Ne publiez pas vos billets sur les réseaux sociaux. S’ils sont suffisamment bons, d’autres s’en chargeront pour vous.

Ne vous imposez pas d’ouvrir les commentaires. Je reçois beaucoup de retours constructifs et des interactions captivantes de mes lecteurs par twitter ou par mail.

[Suit une liste de blogs académiques que l’auteur apprécie.]